Un satellite pour suivre l’évolution des glaces.


Lancements / samedi, septembre 15th, 2018

Après vingt-neuf ans de service fiable, l’ancienne fusée Delta II de United Launch Alliance (ULA) a effectué son dernier vol aujourd’hui avec le déploiement du satellite de recherche climatique ICESat-2 pour le compte de la NASA.

Le satellite Ice, Cloud et Land Elevation-2 de la NASA, ou ICESat-2, a décollé 15h02 du Space Launch Complex-2 à la base aérienne de Vandenberg, en Californie du Sud.

La fin d’une fusée historique

Ce lancement est aussi le dernière pour la fusée Delta II. Le 155ème au total, et le 100ème sans incident. La Delta II, au cours des 30 dernières années, a projeté les premiers satellites GPS, déployé des constellations de télécommunications commerciales et envoyé des sondes robotiques sur la Lune, Mars et des astéroïdes…

La fin de la Delta II clôture aussi le dernier chapitre de l’histoire du missile Thor, lancé il y a 60 ans dont la Delta II est l’évolution finale.

Un satellite pour observer le changement climatique

Logo de la mission ICESAT-2

Le satellite ICESat-2 a été construit par Orbital ATK, qui fait maintenant partie de Northrop Grumman. Il une masse de 1 580 kilogrammes et une durée de vie prévue de trois ans (mais il a été alimenté pour une mission de sept ans s’il reste en bon état).

ICESat-2 est le successeur du satellite original ICESat, qui a été lancé à bord d’un Delta II en janvier 2003. Celui-ci a fonctionné jusqu’à la mi-2010.

ICESat-2 fonctionnera sur une orbite terrestre basse à une altitude de 500 kilomètres. Cette orbite le mènera sur les régions polaires de la Terre, lui permettant de voir l’ensemble du globe entre 88 degrés nord et 88 degrés sud.

Quatre objectifs scientifiques principaux ont été définis pour la mission ICESat-2

  • mesurer les changements du niveau de la mer suite à la fonte des glaces au Groenland et en Antarctique.
  • enregistrer le changement de masse des glaciers et des calottes glaciaires.
  • produire une estimation de l’épaisseur des couches de glace de mer
  • recueillir des données sur la hauteur de la végétation au-dessus du sol dans le monde entier

ICESat-2 porte un seul instrument: le système altimétrique laser topographique avancé, ou ATLAS. Il déclenchera des milliers d’impulsions laser par seconde vers la surface de la Terre et, via un télescope, en recueillera toutes celles qui seront renvoyées au satellite.

Le temps nécessaire au retour des photons d’une impulsion laser servira à calculer la distance parcourue par la lumière, permettant ainsi à ICESat-2 de mesurer la distance au sol ou d’autres obstacles dans l’atmosphère terrestre.

Vidéo expliquant le fonctionnement du laser.

Les données à haute résolution documenteront les changements dans les calottes polaires de la Terre. Amélioreront les prévisions d’élévation du niveau de la mer causé par la fonte des glaces au Groenland et en Antarctique. Et aideront les scientifiques à comprendre les mécanismes entre l’océan et l’atmosphère.

Ces données les scientifiques pourront estimer le changement de hauteur annuel des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique à moins de quatre millimètres.


Avec cette mission, nous poursuivons l’exploration des régions polaires éloignées de notre planète et nous faisons mieux comprendre comment les changements actuels de la couverture de glace terrestre aux pôles et ailleurs affecteront des vies partout dans le monde

Thomas ZURBUCHEN -Direction des missions scientifiques de la nasa

Quatre Cubesats mis en orbite

Lors du lancement de cette mission ICESat-2, quatre CubeSats ont été mis en orbite.

Entrant dans le programme ELANA, consistant en une série de lancement organisés par la NASA pour de petit satellites développés par des universités ou autres instituts de recherche.

Les CubeSats sont de petit satellite composé d’unité cubique de 10 centimètres.

Lors de ce lancement, les CubeSats  se composent de deux satellite de trois unités (soit 30 cm x 10 cm), d’un satellite à deux unités (20 cm x 10 cm) et d’une unité unique (10 cm x 10 cm).

Un nouveau lanceur en vue

À la suite de cette dernière mission, la flotte de United Launch Alliance se compose désormais des fusées Atlas V et Delta IV, bien que la version Medium + de la Delta IV soit progressivement abandonnée et que seule sa version Heavy sera bientôt opérationnelle. La société développe également une nouvelle fusée, Vulcan, qui vise actuellement un vol inaugural au plus tôt mi-2020.

Vue d'artiste de la fusée Vulcan

Ne ratez plus un article, inscrivez-vous à la newsletter

  •   
  •   
  •   
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *